Nuñez autorise enfin les forces de l’ordre à se défendre

Capture Youtube Europe 1

À la veille de la mobilisation prévue ce samedi 17 octobre, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé que les forces de l’ordre pourront de nouveau utiliser des grenades assourdissantes en cas de « violences urbaines ».

Intervenu sur France 2, le locataire de Beauvau a été clair : « La grenade assourdissante n’est jamais utilisée si les choses se passent bien. » Leur emploi restera donc strictement conditionné à la survenue de troubles.

Cette décision intervient après une suspension temporaire décidée à la suite du drame de Lens. Il y a une dizaine de jours, un lycéen de 15 ans a eu la main arrachée par une grenade assourdissante devant le lycée Béhal, dans le Pas-de-Calais. Le jeune homme a depuis déposé plainte pour « violences volontaires ayant entraîné une infirmité permanente ». Le directeur général de la Police nationale avait alors ordonné un arrêt conservatoire du dispositif, le temps que les circonstances exactes soient établies.

La mobilisation du 17 octobre est particulièrement surveillée. À Paris, la préfecture de police a refusé l’itinéraire demandé par le comité de mobilisation d’Interfac Île-de-France (de la place de la République à la Concorde), estimant qu’il présentait « des risques sérieux de troubles à l’ordre public ». Un parcours alternatif, de République à Nation, a été proposé.

Depuis plusieurs jours, les mobilisations lycéennes ont été marquées par des dégradations, des affrontements et plus de 900 membres des forces de l’ordre blessés. Dans ce contexte, la décision de Laurent Nuñez est présentée comme un retour à une doctrine plus ferme du maintien de l’ordre, après plusieurs semaines de tensions dans les établissements scolaires.

0 Commentaires


Le Journal des Francais