Dans le point mensuel d’Agreste, service de la statistique du ministère de l’Agriculture, arrêté au début du mois et publié mardi 13 octobre, la récolte de maïs grain est attendue à 7,3 millions de tonnes, semences comprises. Les moissons, en ce début octobre, avancent plus vite que d’habitude.
Ce volume représenterait presque la moitié de celui enregistré un an plus tôt. Les rendements nationaux baisseraient de 27 % et les surfaces de 28 %. Les estimations étaient déjà passées de 9,1 à 8 millions de tonnes avant ce nouvel ajustement.
À l’échelle du pays, le rendement se situerait à 63,0 quintaux par hectare, soit près de 24 q/ha de moins qu’en 2025. Sur les seules parcelles non irriguées, le recul irait jusqu’à 28 q/ha. Il faudrait remonter à 1990 pour retrouver un niveau national inférieur (60,3 q/ha). La sécheresse, qui s’est prolongée depuis la fin de l’été, pèse sur ces chiffres.
Les choix opérés au semis ont réduit de 305 000 hectares les surfaces de maïs grain. En parallèle, 150 000 hectares dégradés après l’été ont été détournés vers l’ensilage.
Côté maïs fourrage, la production fléchirait de 29 % par rapport à 2025 malgré des surfaces en hausse. Le rendement a été corrigé à moins de 87 q/ha, après une estimation de 90,3 q/ha en septembre.
Pour le blé tendre, une légère correction ramène désormais le volume à 31,5 millions de tonnes, contre 31,7 millions le mois précédent. Sorgho grain, orges, soja et triticale reculent aussi. Le rendement du tournesol n’aurait pas été aussi bas depuis 1980 au moins.
Les betteraves sont chiffrées à 25,3 millions de tonnes, des rendements inférieurs aux anticipations expliquant ce total. Les pommes de terre pourraient un peu dépasser les prévisions : les pluies tardives ont soutenu les rendements.
Au sein de l’Union européenne, la France demeure le premier producteur de blé et de maïs.


