Le tribunal de commerce de Lorient prononcera jeudi la liquidation judiciaire de la Fonderie de Bretagne (FDB), à Caudan (Morbihan), en l’absence de candidature de reprise.
« On a appris ce matin en comité social et économique (CSE) qu’il n’y aura pas d’offres présentées au tribunal de commerce », a déclaré mardi Éric Blanchier, élu CGT de la FDB.
Créée par Renault en 1966, l’usine emploie 244 salariés. Reprise en 2025 par Europlasma, elle avait été placée en redressement judiciaire début juillet 2026 pour cessation de paiements. L’actionnaire s’était engagé à investir 15 millions d’euros sur trois ans pour diversifier la production vers la fabrication de corps d’obus de mortier. Il n’a pas versé l’intégralité des sommes et l’activité n’a pas repris après un incendie survenu en janvier 2026.
Trois offres initiales de reprise avaient été déposées, dont celle d’un industriel européen. Elle n’a pas été confirmée, malgré des discussions associant l’État et Renault.
« Encore ces derniers jours, j’ai tenté de convaincre un groupe industriel intéressé de confirmer son offre, en lui proposant un soutien financier de l’État pour l’aider à la reprise. Malgré ces efforts, il n’a pas souhaité confirmer son offre », a indiqué le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin. Il a assuré que l’État serait « particulièrement vigilant à ce que le PSE leur soit favorable ».


