A69 : jusqu’à 20,40 euros l’aller-retour entre Toulouse et Castres

Le concessionnaire Atosca a dévoilé jeudi 8 octobre les tarifs des péages de l’autoroute A69, qui reliera Toulouse à Castres sur 53 kilomètres entre Verfeil et Castres.

Pour un véhicule thermique de classe 1, le trajet complet Castres‑Verfeil s’élève à 8,50 euros l’aller simple : 1,80 euro entre Castres et Soual Est, 1,90 euro entre Soual et Puylaurens, 2,80 euros entre Puylaurens et Maurens‑Scopont, et 2,00 euros entre Maurens et Verfeil. En ajoutant 1,70 euro pour l’A680, exploitée par Vinci, jusqu’à Toulouse, le coût atteint 10,20 euros l’aller simple et 20,40 euros l’aller‑retour.

Les véhicules à très faibles émissions bénéficient d’une réduction de 20 %, ramenant le tronçon A69 à 6,80 euros. Deux formules d’abonnement sont proposées : « Mon Pass A69 », forfait mensuel illimité entre deux diffuseurs choisis avec un engagement minimum de six mois, et « Fréquence A69 », qui prévoit des réductions progressives de 30 à 60 % pour les véhicules thermiques et de 40 à 70 % pour les véhicules à très faibles émissions à partir de 20 trajets mensuels.

L’ouverture est annoncée pour la première semaine de novembre 2026. Les travaux doivent s’achever la semaine du 12 octobre, avant quinze jours de contrôles de sécurité. Le trajet doit permettre de gagner environ vingt minutes par rapport aux 1 h 30 actuels.

Une subvention complémentaire de 41 millions d’euros, prévue par l’État, la région Occitanie, le département du Tarn, l’agglomération Castres‑Mazamet et la communauté de communes Sor et Agout, a été retoquée fin septembre par le Conseil d’État. Olivier Fabre, président de l’agglomération Castres‑Mazamet, réclame une réunion d’urgence des cofinanceurs avec Atosca pour explorer d’autres dispositifs, notamment une subvention de fonctionnement ou une aide à l’investissement. Il regrette que l’A69 affiche « les prix au kilomètre les plus élevés » parmi les autoroutes récentes.

Des centaines d’opposants se sont rassemblés dans le Tarn samedi 10 octobre contre le projet.



Le Journal des Francais