Grève reconduite à la raffinerie TotalEnergies de Normandie

Vendredi 9 octobre, le conflit engagé la veille par la CGT de TotalEnergies au nom de l’emploi et des salaires a été prolongé à la raffinerie de Normandie, près du Havre, ainsi que dans une vingtaine de stations-service du groupe.

Éric Sellini, coordinateur CGT, a signalé que le site normand avait vu ses expéditions de carburants interrompues dès vendredi matin, tant par camion comme par oléoduc. Dans la pétrochimie, le chargement des wagons destinés au propylène et à l’éthylène a également été interrompu, a-t-il indiqué. Sur les autres sites de production arrêtés jeudi, l’activité a en revanche retrouvé son rythme habituel.

« La grève est levée sur tous nos sites de raffinage, sauf sur Normandie ce matin », a confirmé la direction du groupe, qui y a comptabilisé 12 grévistes. « Nous continuons à assurer les approvisionnements de notre réseau de station-service et de nos clients par nos différents moyens logistiques », a-t-elle ajouté.

Chez la filiale Argedis, qui regroupe quelque 180 points de vente, l’action s’est poursuivie vendredi dans une vingtaine d’établissements — 23 selon la CGT, 18 d’après la direction. Le syndicat précise qu’une majorité d’entre eux l’ont maintenue dans l’après-midi, avant de la suspendre pour le week-end. La CGT du groupe doit réunir ses syndicats en début de semaine afin d’examiner d’éventuelles nouvelles mobilisations.

La CGT Argedis revendique 200 euros de revalorisation mensuelle pour l’ensemble des salariés, assortie d’un salaire de base minimal à 1,2 SMIC. Elle met en avant des effectifs sous tension, des départs non pourvus et un recours massif à l’intérim, aux CDD répétés et à la sous-traitance.

Malgré l’annonce par la direction d’une avance de 1 000 euros sur la prime annuelle — dont le montant global sera fixé en décembre, lors des négociations salariales —, l’appel à cesser le travail était resté maintenu. Au premier semestre, le bénéfice net du groupe a atteint 11,2 milliards de dollars, en hausse de 73 % sur un an.



Le Journal des Francais