Philippe Rivière mis en examen pour abus de biens sociaux

Philippe Rivière, cofondateur et ancien président d’ACI Group, a été mis en examen, a indiqué le parquet de Lyon ce vendredi 9 octobre, sur fond de soupçons d’infractions à caractère économique et financier. L’entrepreneur est placé sous contrôle judiciaire.

Son conseil, Me Gauthier Doré, indique que les poursuites retiennent la banqueroute, l’abus de biens sociaux et le blanchiment. Il s’accompagne d’une interdiction de quitter le territoire.

« Mon client est assommé, pragmatique et combatif. Il assumera le débat, écoutera ce qu’on lui reproche et fera valoir sa position », a déclaré Me Doré à l’AFP.

En novembre 2025, plusieurs plaintes — dont celles émanant du groupe ACI — avaient entraîné l’ouverture d’une information judiciaire. Le parquet avait alors précisé qu’une de ces plaintes visait l’entrepreneur pour abus de biens sociaux, après la découverte de « flux anormaux de trésorerie » dirigés vers Capart, sa holding personnelle. Un actionnaire du groupe de sous-traitance industrielle, alors en difficulté, avait demandé un audit interne : c’est cet examen qui avait permis d’établir l’existence de ces mouvements.

L’intéressé avait été placé en garde à vue en mars 2026, tandis qu’une perquisition était menée à son domicile de Mougins, dans les Alpes-Maritimes.

Fondé en 2019, ACI Group avait fédéré quelque quarante sociétés, actives pour l’essentiel dans la sous-traitance de pièces et d’équipements pour l’automobile, l’aéronautique et le nucléaire. L’effectif avait atteint jusqu’à 1 450 salariés en France avant le démantèlement du groupe. Après l’échec de plusieurs plans de continuation portés par Philippe Rivière, le tribunal des activités économiques de Lyon a, le 10 mars 2026, prononcé la liquidation judiciaire de la holding.

Des syndicats reprochent à l’ex-dirigeant d’avoir « siphonné » les trésoreries de ses filiales au profit de sa holding.



Le Journal des Francais