Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a indiqué mercredi 7 octobre devant l’Assemblée nationale que 761 policiers et gendarmes ont été blessés depuis le début des mobilisations lycéennes. Il a également fait état de 215 élèves et 89 personnels de l’éducation nationale blessés.
Le ministre a rejeté le terme de « répression policière », qu’il a jugé « excessif ». « Quand il y a des violences et des dégradations, nous intervenons, c’est la règle », a-t-il déclaré. Il a évoqué 6 629 interpellations recensées mardi soir et qualifié le mouvement d’« inédit », en raison de son ampleur et de son basculement rapide dans des violences graves. Il a cité des incidents visant des personnels de l’éducation et des bâtiments publics, dont l’incendie du lycée Nelson-Mandela à Nantes.
Le parquet de Marseille a par ailleurs annoncé que trois mineurs de 16 ans, suspectés d’être impliqués dans l’agression d’un professeur de physique-chimie aspergé d’essence et frappé à La Ciotat le 2 octobre, comparaîtront devant le tribunal pour enfants de Marseille en février 2027. Les trois ont été placés sous contrôle judiciaire, avec interdiction de se présenter au lycée Méditerranée et d’entrer en contact avec le professeur.
L’un d’eux est poursuivi pour violences sur personne chargée d’une mission de service public — le professeur et un policier —, dégradations et participation à un groupement en vue de violences. Un autre est poursuivi pour vol d’un bouclier anti-émeute et dégradations.


