Une mission parlementaire propose d’interdire la vente de boissons énergisantes aux mineurs de moins de 16 ans. Son rapport a été rendu public mercredi 7 octobre.
La mesure vise leur forte teneur en caféine et en sucre, jugée menaçante pour le sommeil et la santé cardiovasculaire des enfants et des adolescents. Elle s’inspire de restrictions déjà en vigueur en Norvège et au Québec.
Le cardiologue François Carré estime qu’un jeune consommateur « va accumuler une dette de sommeil et ça peut impacter les capacités d’attention et donc les résultats scolaires ». Il ajoute que ces boissons relèvent avant tout de la responsabilité des parents, qui doivent éviter d’en consommer à la maison pour montrer l’exemple.
Le rapport formule d’autres préconisations. Il suggère de taxer fortement les canettes de cocktails alcoolisés dont la teneur en alcool dépasse 12 degrés, de porter jusqu’à 50 000 euros l’amende pour vente d’alcool à un mineur, et d’autoriser des opérations de contrôle faisant appel à des mineurs envoyés acheter de l’alcool.


