Attal veut baisser les cotisations pour hausser les nets de 250 euros

Gabriel Attal a proposé, mardi 6 octobre, de baisser les cotisations sociales salariales pour rapprocher le salaire net du brut. Le candidat de Renaissance à l’élection présidentielle de 2027 avance qu’une telle mesure pourrait augmenter les salaires nets jusqu’à 250 euros par mois pour le salaire médian.

Selon l’Insee, le salaire médian s’établit à 2 190 euros nets. La mesure le porterait à 2 450 euros, soit l’équivalent d’un treizième mois sur l’année. Le coût du projet est estimé à 40 milliards d’euros par an.

Sur un bulletin à 2 500 euros bruts — net actuel d’environ 1 958 euros, avec 23 % de cotisations — la suppression des cotisations vieillesse salariales permettrait environ 200 euros nets supplémentaires chaque mois.

Le candidat qualifie l’écart entre le net et le brut de « scandale national » et dit vouloir « aller droit au brut ». La proposition, déjà évoquée en juillet 2026 lors d’un déplacement à Landerneau (Finistère), figure sur le site de sa campagne dans le cadre d’un « choc des salaires ».

Le financement reposerait sur une TVA sociale, des économies sur l’assurance chômage obtenues par un durcissement des conditions d’indemnisation, ainsi que sur des gains de productivité liés à l’intelligence artificielle.

Bruno Retailleau (Les Républicains) privilégie une exonération totale des heures supplémentaires au-delà de 36 heures hebdomadaires. Raphaël Glucksmann mise sur une taxation des super-héritages supérieurs à 2 millions d’euros. Marine Le Pen (Rassemblement national) rejette la baisse des cotisations et propose des incitations fiscales aux entreprises pour hausser directement les salaires. À gauche, la mesure est critiquée comme une fragilisation du modèle social français, qui obligerait à davantage de complémentaires privées.

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