Sur des œufs prélevés partout en France, 52 échantillons contiennent des PFAS. Vingt-trois dépassent la valeur de référence. Deux présentent des teneurs allant jusqu’à 40 fois ce seuil, à Haraucourt (Ardennes). Une dizaine d’autres affichent des dépassements importants.
Les prélèvements portent majoritairement sur des œufs de particuliers élevés en plein air. Une quarantaine d’échantillons proviennent de producteurs.
Les contaminations sont liées à des sols pollués par des épandages de boues de stations d’épuration, à des rejets d’usines comme Arkema ou à des pratiques locales.
L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a fixé une valeur toxicologique de référence : un enfant de 20 kilogrammes ne devrait pas consommer plus d’un œuf conforme par semaine. Depuis 2023, l’Union européenne impose des seuils maximaux de PFAS dans les aliments.
En 2024, la Direction générale de l’alimentation (DGAL) a analysé 76 œufs du commerce. Un seul dépassement a été constaté. Ces résultats confirment la présence de PFAS dans l’alimentation, liée à la contamination des sols et de l’eau.


