Les marchés rangent désormais la France parmi les pays périphériques de la zone euro, estime la banque Barclays. Mardi 6 octobre, l’institution juge que le pays n’appartient plus au « cœur » sûr de la zone monétaire.
Le coût d’emprunt français se rapproche des 5 %. L’écart de taux avec l’Allemagne atteint 141 points de base, son plus haut niveau depuis 2011. Le contrat d’échange sur défaillance (CDS) à cinq ans sur la dette de la France s’établit à 85 points de base, un sommet depuis 2013.
Barclays relève que la France paie désormais plus cher pour se financer que l’Italie ou la Grèce. La dette publique s’élève à 3 595,5 milliards d’euros, soit 119 % du produit intérieur brut au deuxième trimestre.
La banque rattache ce mouvement au risque budgétaire et aux incertitudes politiques avant 2027. Elle cite la formule : « trop importante pour faire faillite, trop grosse pour être sauvée ».


