Lundi 5 octobre, les députés ont adopté à la quasi-unanimité une disposition prévoyant la création d’unités spécialisées au sein de la police judiciaire pour traiter les plaintes de violences sexistes et sexuelles. Le vote est intervenu après le rejet d’un amendement du gouvernement.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, avait défendu un amendement écartant le dispositif. Il estimait qu’il nécessiterait de « dégager 12 500 enquêteurs, pour un coût qui avoisine 1,7 milliard » et ne serait pas « opérationnel ». L’amendement a été rejeté à l’unanimité moins deux voix. La gauche et les députés macronistes ont voté contre.
Des amendements des groupes Les Républicains, Horizons et EPR ont précisé que le non-recours à ces brigades n’entraînerait pas la nullité de la procédure. Le Rassemblement national s’est abstenu.
L’examen du texte, inscrit dans une loi intégrale contre les violences sexuelles, se poursuit jusqu’à vendredi.


