Le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a affirmé lundi craindre un embrasement national du mouvement lycéen et étudiant, à la veille d’une journée de manifestations. « Oui je le crains, évidemment », a‑t‑il répondu sur Sud‑Radio.
Il a indiqué que « 30 à 40 sites universitaires » étaient lundi « bloqués ou fermés ». « Aujourd’hui, il y a des discussions entre des lycéens et des étudiants mais il n’y a pas eu de violences dans les universités ou très marginalement », a‑t‑il précisé, estimant la situation « radicalement différente de ce qu’on voit dans les lycées ».
Le ministre a souligné « une différence fondamentale » avec le mouvement lycéen. Les revendications des étudiants sont selon lui « très construites », alors que celles des lycéens avaient d’abord été plus difficiles à identifier. À l’université, a‑t‑il ajouté, « on est d’accord sur pas grand‑chose mais on a des discussions très régulières avec les syndicats et les organisations représentatives étudiantes ».
« Les images qu’on voit depuis une semaine sont inquiétantes et abominables », a déclaré Philippe Baptiste. Il a évoqué le « très lourd tribut » payé par les forces de l’ordre, ainsi que par les chefs d’établissement, les professeurs et les lycéens, grévistes ou non, « blessés par leurs propres blocages ».


