Le mineur de 15 ans interpellé après l’agression d’une femme au spray enflammé à Marseille a été mis en examen dimanche 4 octobre pour « acte de barbarie » et placé en détention provisoire à l’établissement pénitentiaire pour mineurs de Marseille. Le parquet a requis cette mesure au regard du trouble à l’ordre public. Le jeune homme a été déféré dans la matinée.
Les faits se sont produits le 1er octobre vers 10 heures, place du 4-Septembre, dans le 7e arrondissement. Une auxiliaire de vie de 40 ans a été visée au visage par un spray enflammé, allumé au briquet, alors qu’elle tentait de s’interposer face à des jeunes qui brisaient les vitres d’un abribus avec une barrière métallique, en marge de mobilisations lycéennes. Brûlée au visage, la victime ne présente pas de séquelles apparentes. Elle a saisi la justice le 3 octobre.
Le suspect, élève de seconde « service d’aide à la personne » au lycée Colbert, a été interpellé le 2 octobre en fin de journée grâce à la vidéosurveillance urbaine. Il a immédiatement reconnu les faits et exprimé de « profonds regrets ». Il n’était pas connu des services de police et de justice. Placé initialement en garde à vue pour violences avec incapacité totale de travail inférieure ou égale à huit jours, aggravées de trois circonstances : arme, visage dissimulé et personne chargée d’une mission de service public, sa garde à vue a été prolongée de 24 heures le 3 octobre.
La diffusion de la vidéo de l’agression a provoqué des réactions politiques. Le député RN des Bouches-du-Rhône Franck Allisio a déclaré : « Comme des millions de Français, je suis outré et révolté par ces images ». La maire du 2e arrondissement de Marseille, Sophie Camard, a dénoncé une « scène insoutenable » et réclamé des sanctions.


