Trois personnes sont mortes en Île-de-France après une infection par le virus du Nil occidental, indique Santé publique France dans son bulletin épidémiologique du 30 septembre 2026. Au 28 septembre, 23 cas humains autochtones avaient été identifiés dans la région, dont 13 formes neuro-invasives, soit trois de plus que la semaine précédente.
À la fin du mois d’août, l’Île-de-France comptait neuf cas autochtones. Sur l’ensemble de la France hexagonale, 145 cas autochtones étaient recensés à la même date.
Le virus est transmis par des moustiques du genre Culex après qu’ils ont piqué des oiseaux contaminés. L’infection est le plus souvent asymptomatique ou de forme grippale. Des complications neurologiques graves surviennent dans environ 1 % des cas, surtout chez les personnes âgées ou immunodéprimées.
En 2025, la métropole avait enregistré un record de 62 cas entre mai et novembre, avec cinq décès.
Près de 1 500 cas ont été détectés dans seize pays européens depuis le début de la saison des moustiques, l’Italie (652) et la Grèce (355) en tête, selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC). Le virus progresse vers le nord de l’Europe sous l’effet du réchauffement climatique et des modifications environnementales.


