Mélenchon voit dans les blocages lycéens un « point de départ »

Dans une note de blog mise en ligne samedi 3 octobre, Jean-Luc Mélenchon juge que la mobilisation lycéenne du 6 octobre constitue « un point de ralliement général, un point de départ » et « ouvre une série, à coup sûr ».

Selon le dirigeant de La France insoumise, « le 17 octobre est dans les esprits ». Il considère aussi que le gouvernement « dispose de peu de temps pour imaginer une sortie de crise ». « Il est peu crédible de le croire capable », ajoute-t-il. Son appel vise à « s’organiser pour accompagner cette période de mobilisation et de prise de conscience politique en lui ouvrant un débouché sur 2027 ».

Vendredi, les organisations lycéennes ont demandé que les blocages se poursuivent : à leurs yeux, le ministre de l’Éducation nationale n’a pas fourni de « mesures concrètes ». Elles réclament davantage de moyens matériels et humains, tout en pointant le manque de personnel, des salles surchargées et l’insalubrité de certains bâtiments.

La « structuration progressive du mouvement » réjouit M. Mélenchon, de la coordination lycéenne initiale jusqu’au ralliement des confédérations syndicales, des syndicats de l’enseignement et des syndicats étudiants. « Partout, le signal est donné de la jonction des forces », souligne-t-il, en affirmant que « l’isolement de LFI est rompu ». Le gouvernement, la droite et l’extrême droite l’accusent d’instrumentaliser le mouvement et d’attiser les violences.

Parce que « le devoir est d’aider et de protéger nos jeunes », il suggère de déployer des « casques blancs » ou des brassards blancs dans et autour des cortèges du 6 octobre. Samedi, à Paris, durant la marche des Fiertés, il a de nouveau défendu cette idée, rappelant qu’elle avait déjà été appliquée « dans les années après la mort de Malik Oussekine » ou « dans les années 90 », et que « si on le fait, ça aidera à ce que ça se passe bien ».

Dans un communiqué paru samedi, le député écologiste Pouria Amirshahi a pour sa part invité les parents et, plus largement, l’ensemble des adultes à se placer « casque blanc sur la tête » aux côtés des lycéens mardi.

Lancé le 17 septembre, le mouvement a touché 735 établissements vendredi, d’après le ministre de l’Éducation Édouard Geffray. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez fait état de plus de 5 000 interpellations depuis lundi. Plusieurs millions d’euros de dégradations dans certains lycées sont avancés par les régions Auvergne-Rhône-Alpes, Hauts-de-France, Grand Est et Île-de-France.

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