Belfort : le procureur dément des rumeurs de violences policières

Un commandant de police a été violemment agressé, vendredi 2 octobre vers 9 h 15, aux abords du lycée Gustave-Courbet à Belfort (Territoire de Belfort), lors d’affrontements en marge de blocages lycéens. Chef du service départemental du renseignement territorial, l’officier, né en 1967 et en civil, tentait d’interpeller un jeune homme suspecté d’avoir allumé un incendie sur une zone herbeuse proche de l’établissement.

Pendant l’intervention, les deux hommes ont glissé et sont tombés dans un ruisseau peu profond. Le policier a réussi à menotter le jeune homme, d’abord d’une seule main, puis à le relever et à le maîtriser sur la berge. Un groupe d’individus l’a alors encerclé, l’a fait chuter au sol et l’a frappé à coups de poing et de pied, notamment à la tête. La personne interpellée a pris la fuite. Des renforts ont dispersé le groupe et prêté assistance à l’officier.

Celui-ci a connu une brève perte de connaissance, des plaies au visage et un traumatisme crânien. Hospitalisé, son pronostic vital n’est pas engagé et son état est rassurant.

Le procureur de la République de Belfort, Paul-Édouard Lallois, a ouvert une enquête pour tentative d’homicide volontaire sur personne dépositaire de l’autorité publique en réunion. Samedi 3 octobre, il a déclaré à l’AFP : « On a plusieurs personnes désormais identifiées comme susceptibles d’être parmi les auteurs principaux » de l’agression. Il s’est dit « assez optimiste » sur des interpellations dans les 24 heures.

Après la diffusion de vidéos de l’interpellation, des rumeurs de violences policières, faisant état d’une tête maintenue sous l’eau, ont circulé. Le magistrat les a contredites. « C’est l’individu qui va délibérément dans l’eau pour échapper », a-t-il précisé, ajoutant que « tous les deux tombent dans le ruisseau » et que « le jeune ne peut pas être immergé dans l’eau, il n’y a pas assez d’eau ». « Aucune plainte n’a été déposée par quiconque » avant les faits, a-t-il encore souligné.

Un lycéen de 17 ans scolarisé au lycée Courbet, sans antécédents, interpellé vendredi, a été libéré de garde à vue samedi vers midi, sans charge retenue. Aucun élément n’établit qu’il ait frappé le policier ; ses dépositions contribuent toutefois à éclairer le contexte.

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