Les parents de Tasneem, un bébé prématuré de quatre mois hospitalisé en réanimation à l’hôpital Necker à Paris, se sont opposés à l’interruption des soins et ont saisi le Conseil d’État. Un premier jugement administratif a donné raison à l’établissement.
L’enfant ne peut ni respirer ni s’alimenter ni digérer seule. L’équipe médicale et une expertise indépendante font état de « lésions neurologiques graves entraînant un handicap certain » et concluent à une « obstination déraisonnable ». Elles mettent en avant des souffrances nécessitant de hautes doses de morphine et de kétamine, ainsi qu’un tableau clinique exposant l’enfant au risque de ne jamais marcher, à des cancers pédiatriques, à un retard neuro‑développemental, et au maintien d’une assistance ventilatoire et d’une nutrition parentérale pendant plusieurs années.
Le père, Fayçal Rouahi, a déclaré samedi 3 octobre à RMC : « Il a été dit qu’elle pourrait être possiblement handicapée dans le futur. Mais je ne peux pas accepter qu’on puisse mettre fin à une vie basée sur des probabilités. » Il a ajouté : « Elle nous regarde, elle nous sourit, on échange, on voit une interaction. Elle prend du poids. Elle grandit. »


