Sécheresse en Île-de-France : la Seine au plus bas depuis 1990

Vendredi 2 octobre, la préfecture de région Île-de-France a demandé un « usage sobre » de l’eau : la sécheresse demeure « persistante » et le débit de la Seine n’était pas descendue aussi bas depuis 1990.

Un communiqué précise que la situation hydrologique francilienne « reste tendue », au terme d’un printemps puis d’un été « particulièrement chauds et secs ». Ces dernières semaines, il n’a « quasiment pas plu ». Les modèles météo tablent, pour les mois à venir, sur un temps « probablement plus chaud et plus sec que la normale », ce qui maintient la pression sur les cours d’eau.

À Paris, au 22 septembre, la Seine totalisait déjà 80 journées sous le seuil de vigilance sécheresse (81 m³/s). C’est en juillet que le débit a touché son plancher depuis 1990, avec 62 m³/s.

Les lacs-réservoirs gérés par Seine Grands Lacs (Der, Orient, Amance-Temple et Pannecière) accumulent l’eau en hiver pour soutenir la Seine et la Marne ; ce dispositif « ne suffit pas à compenser le manque d’eau actuel dans les milieux naturels », souligne la préfecture. Sans ce renfort, l’Oise, l’Yerres et d’autres rivières régionales connaissent une situation « très dégradée ».

Devant une sécheresse jugée « exceptionnelle », le préfet de région appelle particuliers, collectivités et entreprises à « maîtriser leur consommation d’eau et adopter des éco-gestes ». Il les invite aussi à ancrer dans la durée des pratiques plus économes : techniques d’irrigation économes, choix de cultures tolérantes au déficit hydrique, réemploi des eaux industrielles et captage des eaux de toiture.

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