Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2027, présenté en conseil des ministres le 1er octobre, prévoit d’étendre la « taxe soda » aux produits transformés sucrés. La disposition figure à l’article 8 du texte.
Sont visés les produits préemballés contenant au moins 10 % de sucre et un ou plusieurs additifs — colorants, conservateurs, émulsifiants ou autres codes E — relevant des catégories des bonbons, chewing‑gums et caramels, du chocolat et des produits au cacao, des préparations en poudre, des céréales soufflées, flocons et muesli, des biscuits, gaufres et gâteaux, ainsi que des crèmes glacées, sorbets et glaces.
Le barème est progressif : 4,07 centimes par kilogramme pour une teneur en sucres de 10 à 23 % (jusqu’à 47 % pour les bonbons et les chocolats), 14 centimes entre 23 et 30 % (ou de 47 à 56 %), et 22 centimes au‑delà. Les édulcorants de synthèse, comme l’aspartame, ajouteraient de 4,5 à 6 centimes par kilogramme.
La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a déclaré le 2 octobre sur Sud Radio : « L’objectif de cette taxe est vraiment de parler aux industriels, de leur dire changer leurs recettes ». Elle a ajouté : « Si vous avez des produits qui n’ont que du sucre, ils ne seront pas taxés ».
La taxe sur les boissons sucrées, en place depuis 2012 et révisée en 2025, rapporte entre 800 millions et un milliard d’euros. L’extension est estimée à 200 millions d’euros par an. Elle s’appliquerait dès le 1er janvier 2027 et doit aussi contribuer au redressement des finances publiques.
Le président de l’Association nationale des industries alimentaires (Ania), Jean‑François Loiseau, a averti sur RMC, le 30 septembre, que « ce sont les consommateurs qui vont payer », dénonçant une atteinte au pouvoir d’achat.


