Une famille composée de deux adultes et de deux enfants a perdu en moyenne 1 200 euros en valeur réelle depuis 2024, selon des calculs de l’IFE, institut né de la fusion de l’OFCE et du CEPII à l’été 2026. Pour un adulte seul, la perte moyenne s’élève à 600 euros.
En 2025, le pouvoir d’achat par unité de consommation a reculé de 0,7 %. Un recul de 0,7 % est déjà acquis pour 2026. Deux baisses annuelles consécutives ne s’étaient produites, depuis 1960, qu’au cours des périodes 1983-1984 et 2010-2013, selon l’Insee.
Des notes de l’Insee publiées en septembre 2026 confirment une contraction du pouvoir d’achat du revenu disponible brut de 0,4 % en 2025 et de 0,4 % en 2026. Les revenus d’activité réels reculent pour la première fois depuis 1993, hors crise sanitaire. L’inflation et la baisse de l’emploi salarié sont mises en cause pour 2026.
Depuis 2019, les salaires réels baissent, un phénomène rare. Cette tendance avait longtemps été compensée par les transferts sociaux et les revenus du patrimoine. En 2025 et 2026, cette compensation n’opère plus.
« Cette année, on est vraiment entré dans le dur », a déclaré Mathieu Plane, économiste à l’IFE.
Le contexte associe une inflation ravivée, une hausse des prix des carburants liée à la guerre et l’absence de mesures générales d’atténuation. Les comptes nationaux de l’Insee et des travaux de l’OFCE font état d’une stagnation ou d’un recul comparable du pouvoir d’achat par unité de consommation sur 2025-2026, avec des salaires réels peu dynamiques.


