Paris : 400 millions d’euros pour adapter les écoles aux canicules

Le maire PS de Paris, Emmanuel Grégoire, a dévoilé ce mardi 29 septembre un programme doté de 400 millions d’euros pour préparer le parc scolaire au réchauffement. Il s’engage à « accélérer massivement » la rénovation d’établissements durement touchés par les fortes chaleurs de l’été.

Parmi les 620 écoles de la capitale, une centaine a déjà reçu des interventions d’urgence au cours de la saison chaude. Dès 2027, écoles, crèches et collèges devront tous disposer d’au moins une salle rafraîchie. Côté équipements, la municipalité retient 130 brasseurs d’air, plus de 360 protections solaires, 70 cours ombragées ou brumisées et 245 « cours oasis ».

Les appareils mobiles installés dans la précipitation, dont le maire a concédé la « qualité inégale », laisseront progressivement place à des systèmes de refroidissement qui limitent les rejets thermiques. La priorité va au branchement sur le réseau « Fraîcheur de Paris », alimenté par l’eau de la Seine, ou à la géothermie. En visitant une école tout juste raccordée, Emmanuel Grégoire a précisé : « Nous visons le raccordement au réseau de 300 équipements à l’horizon 2042 ».

Par ailleurs, cent voiles d’ombrage seront posés dès l’été 2027 dans les voies les plus exposées, afin d’espérer « 10 à 15 degrés de ressenti en moins ». La baignade doit aussi devenir possible dans la Seine et les canaux à partir de juin 2027.

Le choix des sites à traiter intègre le recul des effectifs et l’époque de construction. « Le tissu scolaire datant de la fin du XIXe‑début XXe siècle a de bonnes caractéristiques, mais certaines écoles construites à partir des années 1970 nous semblent disqualifiées d’emblée », a détaillé l’édile, qui s’attend à la fermeture de certains établissements. Sur la durée du mandat, l’enveloppe avoisine 400 millions d’euros.

L’écologiste d’opposition Emile Meunier a réagi : « 400 millions, c’est un début, pas un plafond ». Il évalue à 2,52 milliards d’euros le coût d’une rénovation thermique intégrale. Le groupe qu’il co-préside avec Sophia Chikirou (LFI) au Conseil de Paris a saisi le tribunal administratif pour obtenir une programmation pluriannuelle.

Grégory Canal, co‑président du groupe de droite Paris Liberté, a de son côté estimé : « Alors que l’exécutif parisien justifie ses plus de 10 milliards d’euros de dettes en faveur de l’adaptation climatique, force est de constater que le compte n’y est pas ».

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