Mort de Nahel Merzouk : décision le 24 novembre sur la qualification

La décision fixant la qualification des faits reprochés à Florian M. interviendra le 24 novembre, a annoncé la cour d’appel de Versailles dans un communiqué. Sa chambre de l’instruction s’est penchée mardi sur les conditions dans lesquelles Nahel Merzouk a trouvé la mort, ainsi que sur le non-lieu réclamé par les conseils du policier poursuivi.

Le 27 juin 2023, à Nanterre, ce jeune de 17 ans a reçu une balle tirée à bout portant au cours d’un contrôle routier, qui lui a coûté la vie. Après que la Cour de cassation eut annulé une requalification des faits en violences visant le fonctionnaire d’abord poursuivi pour meurtre, le dossier était revenu devant la chambre de l’instruction.

Conformément aux réquisitions du parquet de Nanterre, deux juges d’instruction avaient, en juin 2025, renvoyé Florian M., l’auteur du tir, devant la cour d’assises sous l’accusation de meurtre. Celui-ci avait interjeté appel. La cour d’appel de Versailles, en mars 2026, avait alors retenu des violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner et confirmé le non-lieu visant le second agent présent sur place. La Cour de cassation a par la suite approuvé ce non-lieu, tout en cassant la requalification opérée à l’égard de Florian M.

Mardi, à huis clos, la chambre de l’instruction a examiné la demande de non-lieu présentée par la défense. De nouveaux recours restent possibles contre sa future décision.

« On espère que le policier sera enfin jugé par une cour d’assises du seul chef d’infraction qui s’impose : le crime de meurtre », a déclaré à l’AFP Me Margot Pugliese, avocate de plusieurs membres de la famille Merzouk. Me Frank Berton, conseil de Mounia Merzouk, mère de Nahel, avait pour sa part affirmé avant l’audience : « On attend avec confiance cette fois-ci que l’auteur de la mort de Nahel soit renvoyé devant une cour d’assises ».

Mounia Merzouk appartient au collectif Justice pour Nahel, qui, via un texte mis en ligne sur les réseaux sociaux, a jugé qu’il n’appartenait pas « à la chambre de l’instruction de créer un pseudo-statut d’exception s’agissant des policiers ». Me Laurent-Franck Liénard, avocat de Florian M., avait quant à lui indiqué à l’AFP que le tir était à ses yeux « légitime » et « conforme au cadre légal ».

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