Les rassemblements et blocages aux abords des lycées se sont étendus lundi 28 septembre au-delà de l’Île-de-France. Des manifestations ont été recensées à Marseille, à Lille et à Sedan (Ardennes). Quatre lycées étaient bloqués dans les Alpes-Maritimes et le Var, a indiqué le rectorat de l’académie de Nice.
Dans l’académie de Créteil, la mobilisation s’intensifie, avec un nombre conséquent d’établissements concernés, notamment dans le Val-de-Marne, en Seine-Saint-Denis et en Seine-et-Marne. L’académie, qui n’a pas publié de chiffres, a indiqué que les revendications « apparaissent très variables selon les établissements concernés » et que les réseaux sociaux « agissent comme un amplificateur de mobilisation ».
Depuis une semaine, des lycéens d’Île-de-France protestent contre des classes et des emplois du temps surchargés, l’absence de professeurs et des conditions matérielles dégradées. Certains rassemblements ont donné lieu à des dégradations, des tirs de mortiers et des interpellations.
L’Union syndicale lycéenne (USL) a appelé au blocage des lycées partout en France mardi, à l’occasion de la journée de mobilisation de la fonction publique.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a dénoncé lundi sur le réseau X une « surenchère irresponsable » d’élus de La France insoumise qui « appellent à étendre » les blocus. Jean-Luc Mélenchon a reproché à l’exécutif d’avoir « ordonné la répression ». Les ministres de l’Intérieur et de l’Éducation nationale ont prévenu qu’en cas de violences ou de blocage total, les forces de l’ordre interviendraient.
Dans un communiqué, la mairie de Saint-Denis, dirigée par LFI, a jugé les revendications « légitimes » et invite les autorités à « venir échanger » avec les lycéens pour constater s’ils sont « instrumentalisés » ou s’ils défendent eux-mêmes « [leurs] conditions d’études et [leur] avenir ». Le maire, Bally Bagayoko, s’est rendu lundi au lycée Paul-Éluard, où plusieurs centaines d’élèves s’étaient réunis devant la grille, le sol jonché de poubelles incendiées. Porté par la foule, qui a repris La Marseillaise poings levés, l’édile a ensuite tenté de calmer des tensions avec les forces de l’ordre.


