Lunettes connectées : e-Enfance alerte après une vingtaine de signalements

L’association e-Enfance a reçu une vingtaine de signalements en 2026 liés à des captations réalisées avec des lunettes connectées, après de premiers cas en 2025. Selon l’association, les personnes visées subissent ensuite du cyberharcèlement, des messages haineux et parfois des menaces de mort.

Inès Legendre, chargée de plaidoyer pour e-Enfance, décrit « des stratégies d’humiliation de jeunes femmes et de jeunes filles » avec « un fond de sexisme et de masculinisme ».

Le parquet de Paris signale une « tendance montante sur les réseaux sociaux consistant à filmer des femmes dans la rue avec des lunettes connectées sans leur consentement et publier les vidéos en ligne ». Des enquêtes portent sur la « diffusion, par service de communication au public en ligne, d’un montage ou contenu généré par traitement algorithmique non apparent représentant l’image ou les paroles d’une personne sans son consentement », passible de deux ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. Dans certains dossiers, des gestes non consentis accompagnent les faits, retenus aussi comme agressions sexuelles.

La section cybercriminalité du parquet teste ces lunettes depuis septembre pour identifier d’autres infractions, comme la captation de la phrase de récupération d’un portefeuille crypto. Meta a indiqué que masquer ou détériorer le voyant lumineux désactive automatiquement la caméra.

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