Le pape Léon XIV s’entretient dimanche 27 septembre à huis clos à Lourdes avec sept victimes de violences sexuelles commises dans l’Église en France. La rencontre s’inscrit dans une journée au sanctuaire marial des Hautes-Pyrénées, où la préfecture anticipe environ 200 000 pèlerins pendant le week-end.
Parmi les personnes reçues figure un ancien de l’institution Notre‑Dame de Bétharram. Aucun représentant des collectifs de victimes n’a été convié. Certains ont qualifié ce choix, mené sans concertation, de « mascarade » ou de « jeu de concurrence victimaire ».
Depuis son arrivée vendredi à Paris, le souverain pontife ne s’est pas exprimé publiquement sur ce dossier. En juin, lors d’un déplacement en Espagne, il avait dénoncé un « fléau » et appelé à la « vérité, justice et réparation ».
Le programme de la journée prévoit aussi une rencontre avec les évêques français, un parcours en papamobile sur la prairie du sanctuaire — 150 000 personnes y sont attendues —, une messe en plein air à 11 heures, un temps avec des fidèles malades ou en situation de handicap à 15 h 30, un échange avec des religieuses, puis une procession aux flambeaux à 21 heures.
Il y a cinq ans, un rapport a estimé à 330 000 le nombre de victimes mineures dans l’Église en France depuis 1950.


