Selon une estimation publiée vendredi 25 septembre par Allianz Trade, les vagues de chaleur survenues en Europe durant l’année 2026 ont représenté un coût de 113 milliards d’euros, soit environ 0,46 % du produit intérieur brut cumulé de trente pays européens.
L’analyse consacrée à l’économie climatique retient les dommages liés aux catastrophes, le manque à gagner sur la production et les tensions exercées sur le pouvoir d’achat des ménages par l’inflation d’ensemble comme par celle des denrées alimentaires.
Les pertes les plus élevées reviennent à l’Italie (27,8 milliards d’euros), devant l’Allemagne (25 milliards) et la France (20,1 milliards). En termes de croissance, l’Italie subit un choc de 1,19 point de pourcentage, contre 0,54 point pour l’Allemagne : elle arrive ainsi en tête, malgré une économie de taille plus modeste.
La Belgique (9,4 milliards d’euros) et les Pays-Bas (9,2 milliards) s’ajoutent à ce trio ; à elles cinq, ces économies rassemblent 81 % du total.
« La chaleur peut réduire la production sans provoquer de dommages visibles aux bâtiments ou aux équipements », explique l’assureur. Il s’appuie sur des observations du secteur manufacturier indien, qui associent les fortes chaleurs à un recul de la productivité des salariés et à une hausse de l’absentéisme.
Allianz Trade juge « probable que 2027 soit une nouvelle année marquée par une chaleur exceptionnelle à l’échelle mondiale » et lui accorde de fortes chances de devenir la plus chaude jamais enregistrée.
D’après l’Organisation météorologique mondiale, la moyenne annuelle des températures mondiales à la surface terrestre devrait, entre 2026 et 2030, se situer de 1,3 °C à 1,9 °C au‑dessus de celle de la période 1850-1900.
Un épisode El Niño « très intense » se forme d’ores et déjà. Il pourrait représenter 451 milliards de dollars de coût à l’échelle mondiale, soit 0,24 % du PIB prévu pour 144 économies, l’essentiel des préjudices étant attendu en 2027. Pour les vingt-sept États membres de l’Union européenne, la perte nette liée à ce phénomène est estimée à 24 milliards de dollars (0,09 % du PIB), hors sécheresses, feux de forêt et autres événements extrêmes, avec une pression haussière sur les prix.


