Emmanuel Macron n’a pas exclu jeudi 24 septembre l’envoi ultérieur de Rafale pour protéger le terminal pétrolier de Yanbu, en Arabie saoudite. Le chef de l’État a annoncé le déploiement de troupes, de radars et de systèmes de défense français sur ce principal site d’exportation en mer Rouge, visé par des attaques des Houthis.
Le dispositif doit sécuriser une voie alternative au détroit d’Ormuz fermé, permettant d’acheminer jusqu’à 5 millions de barils par jour vers l’Europe et l’Asie. Le président a indiqué vouloir ainsi contribuer à la baisse des prix du pétrole brut. Il a précisé qu’il ne s’agissait pas de s’engager dans le conflit.
Jean-Luc Mélenchon et le Rassemblement national critiquent la décision. Ils estiment qu’elle risque d’engager la France sur un théâtre de guerre sans vote parlementaire préalable.
L’économiste Anna Creti, de l’université Paris Dauphine, et le général Vincent Lanata soulignent l’importance stratégique du terminal et la pertinence des moyens antimissiles français.


