Altice France : appel à la grève ce jeudi sur le rachat de SFR

Les salariés d’Altice France, maison mère de SFR, sont appelés à cesser le travail jeudi 24 septembre 2026 dans l’après-midi, dès 14 heures sur certains sites. L’intersyndicale UNSA-CFDT-CFTC a lancé cet appel pour défendre les emplois dans le cadre du rachat de l’opérateur.

Elle invite les personnels à « faire entendre leur inquiétude, leur colère et leur détermination ». Un rassemblement est prévu sur le site SFR de Saint-Herblain, en Loire-Atlantique, avec les 190 salariés SFR du site, les 240 d’ERT et les employés des sept magasins nantais.

Le protocole d’accord de vente a été signé début juin 2026 pour 20,35 milliards d’euros, assortis d’un complément potentiel de 650 millions. L’acheteur est un consortium composé de Bouygues Telecom (42 % du prix), d’Iliad/Free (31 %) et d’Orange (27 %). Environ 8 000 salariés sont concernés.

Le consortium propose le transfert d’environ 2 500 à 3 000 d’entre eux — de l’ordre de 2 300 à 2 385 chez Bouygues, 230 à 253 chez Orange et 53 chez Free — avec une garantie d’emploi jusqu’au début de 2029, ainsi que la reprise de salariés de 120 boutiques SFR, sans que l’ensemble des magasins soit encore désigné.

Les syndicats exigent au moins trois propositions de reclassement par salarié, un plan seniors, des garanties renforcées pour les travailleurs en situation de handicap (RQTH) et des mesures d’accompagnement à la hauteur pour les salariés d’ATS, filiale non reprise, ainsi qu’une garantie d’emploi de quatre ans à compter du closing, au-delà de 2029, pour tous, y compris ceux rejoignant les acheteurs.

Les réunions de négociation des 21, 25 et 30 septembre n’ont pas abouti, selon les syndicats, à des avancées suffisantes. Mi-septembre, le CSE central d’Altice a assigné la direction en justice pour obtenir des documents sur la cession. Le consortium assure vouloir « préserver l’emploi ».

La consultation des instances représentatives du personnel a été prolongée jusqu’au 6 octobre 2026. La finalisation de l’opération est attendue au second semestre 2027, sous réserve de l’approbation de l’Autorité de la concurrence. L’appel à la grève avait été annoncé dès le 9 septembre.



Le Journal des Francais