Laurent Nuñez et Édouard Geffray, titulaires respectivement de l’Intérieur et de l’Éducation nationale, ont indiqué lundi 28 septembre que la police ou la gendarmerie seraient amenées à agir face à des violences ou à l’obstruction complète de lycées. Plusieurs sites d’Île-de-France subissent des troubles depuis une semaine.
Un télégramme cosigné par les deux ministres rappelle que « si l’expression des lycéens doit être respectée, les actions violentes ne sauraient être tolérées ». Le même texte précise que « les forces de sécurité s’attacheront à interpeller les auteurs des délits et à préserver l’ordre public avec un usage proportionné de la force ».
Quand l’accès à un établissement se trouve entièrement fermé, le déploiement des forces de l’ordre ne pourra intervenir qu’après échange préalable avec le chef d’établissement. Les instructions invitent ces responsables à joindre sans délai police ou gendarmerie, afin d’anticiper obstructions et débordements et de faciliter le travail des unités sur place. Les collèges, soulignent les ministres, peuvent eux aussi être concernés par ces tentatives, « initiées par des groupes parfois extérieurs aux établissements ».
Sur RMC lundi, Édouard Geffray a parlé d’« une dizaine » de lycées bloqués. Il a dit ne pas redouter « forcément la contagion au sens noble du terme », jugeant qu’« il y a différents phénomènes ».
« Vous avez des lycéens qui ont des revendications et qui parfois sont tout à fait légitimes », a-t-il expliqué, en citant l’exemple d’un établissement où des professeurs n’étaient pas remplacés. Mais « derrière ça, vous avez aussi d’autres personnes qui sont violentes, arrivent masquées et cagoulées (…) avec des palettes et des matelas ». « Là, on s’éloigne un peu de la mobilisation spontanée d’élèves (…) Là, on a un problème, on met en danger nos élèves. Et ça, je veux pas l’accepter », a-t-il déclaré.
Dès vendredi, dans une publication sur X, le ministre de l’Éducation avait accusé « des députés LFI (qui) encouragent depuis mercredi des jeunes à bloquer les lycées » et dont « l’appel à étendre les blocages assume une instrumentalisation politique de la jeunesse ».


