Rachida Dati a été interrogée mercredi 23 septembre pour un troisième jour d’audience devant le tribunal correctionnel de Paris, où le parquet national financier la poursuit pour corruption et trafic d’influence.
Les magistrats l’ont questionnée sur les 900 000 euros qu’elle a perçus entre 2009 et 2013 d’une filiale de Renault‑Nissan. À l’époque, l’élue était avocate et députée européenne. Ces versements, de 300 000 euros par an, sont présentés par la justice comme la contrepartie dissimulée d’activités de lobbying menées au profit de Carlos Ghosn, alors dirigeant du constructeur.
Rachida Dati a mis en avant son « expérience » pour expliquer ces rémunérations. « Ça surprend, mais j’avais des compétences », a-t-elle affirmé. Elle a également déclaré : « Je suis très choquée que vous me traitiez de menteuse ».
Le procès se poursuit.


