Lecornu s’engage à inscrire le « relance logement » à l’Assemblée

Sébastien Lecornu a adressé mercredi 23 septembre une lettre aux acteurs du logement réunis à Bordeaux pour le congrès de l’Union sociale pour l’habitat (USH). Le Premier ministre s’y engage à porter à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale le projet de loi « relance logement », déjà adopté par le Sénat.

Il promet de maintenir, dans le projet de loi de finances pour 2027, « les 500 millions d’euros consentis au logement social en 2026 ». Le texte vise à « rapprocher la décision du terrain » en confiant à l’échelon local le rôle d’« autorité organisatrice de l’habitat » pour l’attribution des logements sociaux. Il prévoit aussi une simplification des règles d’urbanisme « sur le modèle de Notre-Dame et des Jeux olympiques », ainsi qu’un troisième programme national de renouvellement urbain (PNRU3) pour les quartiers et les zones en déprise.

Le chef du gouvernement estime que « le compte n’y est pas pour atteindre les 400 000 logements par an dont le pays a besoin », en raison notamment de la guerre au Moyen-Orient, de taux de crédit supérieurs à 4 % et de causes internes. Il assure que « la priorité sera donnée au logement social ». De nouvelles ressources sont annoncées pour la construction outre-mer, de même qu’un « bonus adaptation » face aux vagues de chaleur.

Le prêt à taux zéro sera prolongé au-delà de 2027 et élargi aux ménages ayant un enfant à naître ou né depuis moins de trois ans, soit 70 000 ménages par an pour 2,4 milliards d’euros. Le dispositif « Jeanbrun » doit être rendu plus attractif pour les logements anciens. Le soutien fiscal à la location meublée sera réorienté afin de privilégier les locations de longue durée face au tourisme dans les zones tendues.

« La crise du logement ne peut pas être mise entre parenthèses en attendant la prochaine élection présidentielle », écrit Sébastien Lecornu, qui fixe l’objectif de « 2 millions de logements supplémentaires d’ici 2030 ».

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