L’indice PMI préliminaire du secteur privé en France s’est établi à 51,2 en septembre, contre 48,5 en août, d’après les données publiées mercredi par S&P Global. Ce niveau est le plus élevé depuis vingt-cinq mois. Au‑dessus de 50, l’indice signale une progression de l’activité.
La phase de contraction ouverte depuis le début de l’année s’interrompt. La hausse a touché le secteur manufacturier et les services, ces derniers assurant l’essentiel de l’élan. Le volume des nouvelles affaires a progressé, sous l’effet d’une demande plus ferme dans les services.
L’emploi a toutefois poursuivi sa baisse pour le cinquième mois consécutif, à un rythme modéré. La confiance des entreprises s’est de nouveau détériorée. Les perspectives d’activité à douze mois se sont repliées, à leur plus bas niveau depuis mai. Les répondants évoquent notamment la hausse des taux d’intérêt, l’incertitude politique et la concurrence étrangère.
Les pressions sur les prix se sont nettement accrues. Les taux d’inflation des coûts et des prix facturés ont atteint leurs plus hauts niveaux depuis mai.
« L’économie française a fait preuve d’un dynamisme surprenant en septembre. La faiblesse de la hausse des nouvelles commandes enregistrée au cours du mois et la dégradation des perspectives d’activité font néanmoins peser un doute sur la durabilité de cette expansion », a souligné Joe Hayes, chef économiste à S&P Global Market Intelligence. « Un effet de rattrapage pourrait notamment avoir contribué à cette amélioration de la conjoncture, les fortes chaleurs ayant en effet perturbé certaines activités commerciales en août, en particulier dans le secteur des services », a-t-il ajouté, en relevant que « ces données semblent confirmer la capacité des économies européennes à résister au choc inflationniste ».


