Un homme de nationalité algérienne a été placé en garde à vue ce mardi 22 septembre à Paris. Cet intervenant en anglais de l’école privée Saint‑Laurent, dans le nord de la capitale, fait l’objet d’environ vingt plaintes déposées par des familles. Elles portent sur des accusations de viols et d’agressions sexuelles visant des enfants de maternelle, selon une source proche du dossier.
Début juillet, les parents d’une fillette de trois ans et demi ont déposé une première plainte, entraînant l’ouverture d’une enquête. Les actes allégués se seraient produits pendant des séances d’initiation à l’anglais.
Employeur de l’intéressé à l’époque des faits, la société CapEnglish a indiqué dans un communiqué qu’un de ses anciens intervenants « a été mis en cause pour des faits graves relevant, semble‑t‑il, du code pénal ». Elle affirme qu’il « a été immédiatement écarté de toute intervention auprès des élèves à titre conservatoire dès que la cheffe d’établissement a informé CapEnglish des faits reprochés ».
CapEnglish ajoute avoir conduit les vérifications prévues au recrutement, « sans qu’aucun élément porté à sa connaissance ne fasse alors obstacle à son intervention auprès de mineurs ». L’entreprise se déclare à la disposition des enquêteurs et des autorités compétentes, et s’engage à transmettre les éléments utiles aux investigations dans le respect du cadre légal.
La direction de l’établissement a refusé de s’exprimer.


