Matthieu Pigasse ne participera pas à la primaire de gauche

Matthieu Pigasse a déclaré mardi 22 septembre sur France Inter qu’il ne participerait pas à la primaire du camp social-démocrate pour l’élection présidentielle de 2027. Le banquier d’affaires et président du groupe Combat (Les Inrockuptibles, Radio Nova) a indiqué avoir voulu y prendre part, mais s’être heurté au « silence » des dirigeants socialistes, notamment Olivier Faure, premier secrétaire du PS, après s’être dit « prêt à y aller ».

Il a précisé qu’il ne voterait pas non plus à ce scrutin, le jugeant « trop étroit » et une « désignation militante » plutôt qu’une « primaire de l’espace social-démocrate ». Il a affirmé que la procédure n’était « ni véritablement sociale, compte tenu du prix qu’il faut payer pour voter – 15 euros, ni véritablement démocratique », décrivant un processus de « cooptation » des candidats et de « plébiscite » des électeurs par ces derniers, soit « la démocratie à l’envers ». Le vote est prévu en deux tours, les 9 et 10 octobre puis les 16 et 17 octobre.

Matthieu Pigasse a assuré ne pas renoncer. « Non, je n’ai pas tourné la page, je ne renonce pas à la bataille politique. […] Je ne ferme aucune porte, je veux être utile. […] Je considère que la situation est grave, il y a une urgence », a-t-il dit. Il a jugé « trop tôt » une éventuelle candidature hors primaire : « On est à 8 mois de l’élection présidentielle, il peut se passer plein de choses. Personne ne connaît la photo finish aujourd’hui des candidats et de l’élection ».

Il a plaidé pour l’union des gauches, estimant que « les gauches irréconciliables ça n’existe pas », pour une « bataille culturelle » contre la droite nationale et pour une « politique de rupture » avec le budget du gouvernement, qui prévoit 54 milliards d’euros d’économies. Il a qualifié ce budget d’« austérité totalement injuste socialement » et de « marchepied au Rassemblement national », en promettant de tout faire pour s’y opposer.

Depuis juin 2026, Matthieu Pigasse s’était dit « prêt » à incarner « une gauche radicale de gouvernement » si nécessaire, avec des propositions comme une hausse de 20 % du Smic à 1 773 euros net, tout en précisant qu’il était « candidat à aider » et non à une « aventure personnelle ».

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