Philippe Brun, député de l’Eure, a annoncé mardi 22 septembre sur RTL qu’un référé déposé contre le Parti socialiste serait examiné le jour même à 9 h 30 au tribunal judiciaire de Paris. Il demande sa réintégration en qualité d’adhérent et sa participation à la primaire sociale‑démocrate.
« J’y crois encore et je vous annonce qu’à 9 h 30 au tribunal judiciaire de Paris sera examiné le référé que j’ai déposé contre le PS afin d’obtenir ma réintégration en qualité d’adhérent au PS et surtout ma participation à la primaire », a‑t‑il déclaré. « Je demande à la justice de faire respecter les statuts de mon parti. »
Le Parti socialiste a demandé la publicité restreinte des débats.
Suspendu à titre conservatoire le 16 septembre et écarté de la primaire après des accusations d’une militante portant sur des « faits susceptibles de relever d’une caractérisation pénale », le député affirme n’avoir « jamais levé la main sur une femme » ni « été violent avec personne ». Il précise qu’aucune plainte pénale n’a été déposée contre lui, à sa connaissance. Il a aussi été suspendu du groupe socialiste à l’Assemblée nationale.
Selon la direction du PS, les accusations portent sur trois registres : « le registre du harcèlement », « des violences physiques » et « l’emploi familial », concernant une collaboratrice licenciée pour faute grave en juin 2026.
Le 19 septembre, les avocats de Philippe Brun ont annoncé le dépôt d’une plainte pour « dénonciation calomnieuse » et dénoncé des « rivalités internes au Parti socialiste » dont le député serait la « victime ».
« Je ne comprends pas l’esprit de ces magouilleurs du PS, je n’ai rien à voir avec eux, de ces apparatchiks, ces professionnels de la politique qui ont tué le parti de Jean Jaurès », a‑t‑il poursuivi. « Je leur laisse à leur médiocrité, je ne sais pas ce qui les a amenés à vouloir me tuer. Ce que je constate seulement, c’est que je dérange beaucoup parce que moi je n’ai pas ce discours déconnecté des professionnels de la politique qui ont toujours été salariés du parti avant de devenir eux‑mêmes des élus. »
Il assure avoir « l’esprit tranquille » et que « mes avocats ont toutes les pièces pour prouver que tout cela est une vengeance personnelle », ajoutant qu’« à ce stade, il n’y a aucun contradictoire, aucune enquête sérieuse ».
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