Plus de vingt pays appellent à renforcer la supervision humaine de l’IA

Plus de vingt pays ont publié lundi 21 septembre, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, une déclaration commune sur l’intelligence artificielle.

« L’Intelligence artificielle [IA] doit rester sous la direction, la supervision et le contrôle de l’homme », indique le texte.

Parmi les signataires figurent Jonas Gahr Støre pour la Norvège, Alexander Stubb et Petteri Orpo pour la Finlande, Anthony Albanese pour l’Australie, Mark Carney pour le Canada, Pedro Sánchez pour l’Espagne, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, ainsi que l’Allemagne, l’Irlande, les Pays‑Bas, Singapour, l’Afrique du Sud, le Kenya, Bahreïn, le Danemark, l’Estonie, l’Islande, la Lettonie, la Moldavie, la Turquie et les Émirats arabes unis.

Les signataires alertent sur « de graves risques pour la sûreté et la sécurité » des modèles d’IA en cas de mauvaise gestion. Ils citent des incidents récents, dont le piratage de Hugging Face par des agents d’IA en juillet 2026. Ils demandent des protocoles de sécurité transparents, incluant des tests obligatoires avant déploiement et des examens indépendants.

Ils suggèrent aux États membres de l’ONU d’explorer la création d’une institution internationale chargée de définir des normes, d’assurer la vérification et de convoquer les États en cas de franchissement de seuils de capacités. La déclaration précise que le renforcement de la supervision ne doit pas creuser le fossé entre les pays qui bénéficient des avantages de l’IA et les autres, et que l’IA doit être développée et utilisée conformément au droit international.

Les États‑Unis, la Chine, la France, le Royaume‑Uni, le Japon et l’Inde n’ont pas signé. Le texte reste ouvert aux signatures. L’initiative est notamment portée par le président finlandais Alexander Stubb, qui espère y associer les États‑Unis et la Chine. L’IA, l’emploi et la cybersécurité figurent à l’ordre du jour de l’Assemblée générale cette semaine, avec une intervention prévue de Sam Altman au Conseil de sécurité.



Le Journal des Francais