La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a demandé jeudi 17 septembre le renouvellement de l’aide ponctuelle sur les carburants réservée aux travailleurs modestes parcourant de longues distances pour se rendre à leur travail.
« On a une aide qui existe, c’est une aide ciblée gros rouleurs pour les personnes qui font plus de 15 km par jour pour aller à leur travail, il faut renouveler cette aide », a-t-elle déclaré sur TF1. Le chèque de 100 euros n’est versé qu’une seule fois.
Le gouvernement indique que plus de 1,1 million de personnes en ont déjà bénéficié. Le dispositif court jusqu’au 30 septembre. Environ 1,5 million de grands rouleurs susceptibles d’y prétendre n’ont pas encore déposé de demande.
« Il faut aller plus loin (…), c’est indispensable pour que le prix de l’essence soit aux environs de 2 euros », a expliqué Yaël Braun-Pivet. Elle a rappelé que le principe d’une aide ciblée, à l’image de celle accordée à des secteurs économiques en difficulté — pêche, agriculture, BTP — et déjà prolongée jusqu’au 31 décembre, « était la moins onéreuse » pour les finances publiques. « C’est très cher mais ça coûte en centaines de millions, pas en dizaines de milliards », a-t-elle ajouté.
Sur la colère sociale, la présidente de l’Assemblée a estimé que « quand les Français expriment de la colère, c’est parce qu’ils la ressentent profondément et que la vie est difficile ». « Il faut l’entendre et c’est pour ça qu’il faut y répondre rapidement », a-t-elle précisé.
Sur franceinfo, Olivier Faure, patron du Parti socialiste, a appelé « solennellement » le Premier ministre Sébastien Lecornu à « doubler » l’ensemble des aides ciblées destinées à compenser la hausse des prix du carburant. « Les aides ciblées, on peut les doubler et il faut aussi qu’elles soient attribuées mécaniquement, automatiquement », a-t-il plaidé.
À l’approche de la présentation du projet de budget pour 2027, il a aussi demandé que le chef du gouvernement « revienne sur la décision prise de faire baisser la taxe exceptionnelle sur les grandes entreprises ». « Comment expliquer aux Françaises et aux Français, dans un moment de crise comme celle que nous connaissons, qu’on va baisser l’impôt des entreprises qui font des chiffres d’affaires supérieurs à 1 milliard ? Et que dans le même temps, on va demander à tous les autres Français de se serrer la ceinture », a-t-il argumenté.


