Les pêcheurs bloquent le port de Nice et d’autres sites méditerranéens

Jeudi 17 septembre, au troisième jour de leur mobilisation, des pêcheurs ont engagé de nouveaux blocages de ports en Méditerranée contre la hausse du prix du carburant et pour obtenir des aides publiques.

À Nice (Alpes-Maritimes), une quinzaine d’entre eux ont bloqué le port à terre et en mer avec leurs bateaux, entravant le trafic commercial et touristique. Des actions se poursuivent ou s’étendent à Frontignan (Hérault), Sète, Fos-sur-Mer, Port-la-Nouvelle (Aude) et au Grau-du-Roi (Gard). À Toulon (Var), la situation restait calme selon la préfecture.

Les professionnels sont reçus à 11 heures à Paris par la ministre déléguée de la Mer et de la Pêche, Catherine Chabaud.

Mercredi, une centaine de pêcheurs avaient bloqué dès 3 heures le dépôt pétrolier de Frontignan ; le barrage a été levé sans heurts vers 10 h 30 par les forces de l’ordre. Le port de Sète est bloqué depuis mardi, empêchant le départ d’un ferry de Corsica Ferries. Celui de Port-la-Nouvelle l’est depuis la nuit de mardi à mercredi, avec une cinquantaine de manifestants. La criée du Grau-du-Roi est fermée pour le deuxième jour.

Les revendications portent sur le versement rapide d’aides de 25 centimes par litre attendues depuis avril, un allègement du règlement WestMed restreignant le chalutage en Méditerranée, les restrictions sur le merlu et la répartition des quotas de thon rouge pour 2026. Le gazole utilisé par les pêcheurs se situe entre 1,10 et 1,18 euro le litre, pour un seuil de rentabilité annoncé à 0,80 euro, tandis que le diesel s’établit en moyenne à 2,29 euros le litre.

Christine Poncharreau, du comité Paca, demande « que les aides soient versées rapidement, et qu’on allège le règlement WestMed ».



Le Journal des Francais