La Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) a présenté, mercredi 16 septembre, ses demandes pour le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2027. Son président, Lamine Gharbi, réclame une hausse d’au moins 3,2 % de l’enveloppe des établissements de santé, soit environ 600 millions d’euros pour le secteur privé.
La fédération demande aussi la restitution d’environ 100 millions d’euros provisionnés mais non versés en 2026. Les tarifs hospitaliers sont restés stables en 2025 et en 2026.
« La moitié d’entre elles sont en déficit », a déclaré Lamine Gharbi. Selon la FHP, les cliniques peinent à recruter, à investir et à répondre aux revendications salariales.
Le président de la fédération a dénoncé le « court-termisme anxiogène » du budget annuel. Il appelle à une « vision pluriannuelle » sur cinq ans, voire à une loi de programmation santé lors du prochain quinquennat.
La FHP a commandé à l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) un rapport sur les difficultés économiques des cliniques, attendu fin octobre. Elle propose un plan d’adaptation au changement climatique, un meilleur financement de l’innovation, notamment de la chirurgie robotisée, et un objectif de 82 % de chirurgie ambulatoire, contre 63,7 % actuellement.
La fédération souhaite également la labellisation de cliniques comme sites universitaires partenaires pour accueillir davantage d’internes. Le privé n’en accueille aujourd’hui que 1 %. Lamine Gharbi a critiqué la « sélection par l’argent » pour l’accès aux robots chirurgicaux.


