Édouard Philippe a demandé, mercredi 16 septembre 2026, le « doublement immédiat des aides ciblées », « financé par des économies sur les dépenses de l’État », afin de soutenir « ceux qui dépendent de leur voiture pour se rendre au travail ».
Sur le réseau social X, l’ancien Premier ministre, président d’Horizons et candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2027, a ajouté : « Pour beaucoup, aujourd’hui, faire le plein est devenu un sacrifice ». Il s’appuie sur son expérience de la crise des « Gilets jaunes » fin 2018 pour justifier cette demande plutôt que par un effort budgétaire supplémentaire.
La prise de position s’inscrit dans un contexte de forte hausse des prix des carburants, associée à la reprise du conflit au Moyen-Orient et en Iran. Des aides ciblées existent déjà, dont l’indemnité « gros rouleurs » portée à 100 euros par véhicule pour les ménages modestes effectuant plus de 30 km aller-retour entre domicile et travail. Figurent aussi la prolongation d’aides aux secteurs de la pêche, de l’agriculture et du BTP, ainsi que la revalorisation de la prime carburant employeur jusqu’à 600 euros.
Le 15 septembre, le Premier ministre Sébastien Lecornu a réclamé à ses ministres un effort supplémentaire sur les dépenses de l’État en 2027 face à ce « nouveau choc » énergétique. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a déclaré le 16 septembre que l’exécutif « ne ferme pas la porte à de nouveaux dispositifs » d’aides sur les carburants.
À plus long terme, Édouard Philippe plaide pour accélérer l’électrification du parc automobile.


