Rachida Dati comparaît à partir du mercredi 16 septembre devant la 32e chambre du tribunal correctionnel de Paris. L’ancienne ministre de la Justice et de la Culture, maire LR du 7e arrondissement de Paris, est jugée jusqu’au 28 septembre.
Elle est poursuivie pour corruption passive, trafic d’influence passif, recel d’abus de pouvoirs et recel d’abus de confiance. Le parquet national financier lui reproche d’avoir perçu 900 000 euros entre 2009 et 2013 de la filiale néerlandaise RNBV de l’alliance Renault-Nissan, alors qu’elle était députée européenne. L’accusation estime que ces sommes rémunéraient des prestations de conseil fictives, dissimulant un travail de lobbying interdit par son mandat.
Carlos Ghosn, ex-PDG de Renault-Nissan, est également renvoyé pour corruption active et trafic d’influence actif. Il a fait savoir depuis le Liban qu’il ne comparaîtrait pas.
Rachida Dati nie les faits. Elle affirme avoir exercé un travail d’avocate dans un cadre légal. Elle encourt jusqu’à dix ans d’emprisonnement, 450 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité, peines qui pourraient la priver de son mandat municipal. Le procès s’ouvre après de multiples recours déposés par sa défense.


