L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) envoie un courrier à 1,6 million d’utilisatrices d’un contraceptif ne contenant que du désogestrel. Les utilisatrices sous Optimizette, Antigone, Elfasette ou génériques ont été identifiées grâce aux données de remboursement de l’Assurance maladie. Ces éléments ont été portés à la connaissance du public mardi 15 septembre.
Le suivi fait suite à une étude française de fin 2024, qui a mis en évidence un surrisque très faible de méningiome : environ un cas supplémentaire nécessitant une opération pour 67 000 utilisatrices, surtout en cas d’usage prolongé et avec l’âge. Le méningiome est une tumeur bénigne des méninges, à croissance lente, qui peut imposer une chirurgie en cas de compression. Le risque revient au niveau habituel un an après l’arrêt.
Les autorités sanitaires rappellent de ne pas interrompre brutalement la contraception, en raison du risque de grossesse non désirée, et de ne pas se rendre aux urgences en l’absence de symptôme. Le point doit être fait lors de la prochaine consultation habituelle avec un médecin ou une sage-femme, qui réévaluera la méthode contraceptive.
Aucun dépistage systématique par IRM n’est recommandé. Des maux de tête persistants, des troubles visuels ou des faiblesses justifient en revanche une consultation. Un trouble neurologique brutal constitue une urgence.


