Les syndicats de l’Afpa ont annoncé, mardi 15 septembre, un plan de réorganisation prévoyant jusqu’à 867 suppressions de postes et la possible fermeture de 30 centres sur 142. L’annonce a suivi un conseil d’administration ; le directeur général devait ensuite présenter le projet au comité social et économique central (CSEC). Le plan prévoit parallèlement la création de 400 postes.
Des perspectives de baisse des effectifs et de fermetures ou de regroupements de centres avaient été évoquées dès janvier 2026. Un projet initial prévoyait 841 suppressions de postes et 39 fermetures.
Les organisations syndicales ont organisé un rassemblement devant le siège de l’établissement à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Elles craignent des « mesures brutales ».
Entre 2021 et 2025, le chiffre d’affaires de l’Afpa a reculé de 25 % et le nombre de stagiaires de 39 %. Créée en 1949, l’Afpa est l’opérateur public principal de la formation professionnelle des adultes. Elle emploie environ 6 000 salariés et compte entre 126 et 142 centres. Elle avait déjà fait l’objet d’une restructuration en 2018, avec plus de 1 500 suppressions de postes.
Ces difficultés s’inscrivent dans un contexte de transfert de compétences aux régions, de concurrence du compte personnel de formation (CPF) et de fin de la subvention d’équilibre. Un nouveau contrat d’objectifs et de performance a été signé le 23 juin 2026 pour la période 2026-2029.
David Bulgheroni (CFE-CGC) déplore que l’État ne finance plus la formation et que les régions arbitrent différemment. « On nous demande d’être rentables à horizon 2029, sinon on disparaît », a-t-il estimé.


