Périscolaire à Paris : un animateur condamné à cinq ans dont un ferme

Cinq ans d’emprisonnement, dont un an ferme : telle est la peine infligée mardi 15 septembre à un animateur d’une école du 15e arrondissement de Paris, pour agressions sexuelles commises sur neuf enfants. La réquisition du parquet était identique, avec un quantum ferme d’au moins un an.

Le tribunal a aussi ordonné un suivi socio-judiciaire de dix ans, assorti de l’exécution provisoire. Aucune peine de prison ferme n’avait encore été prononcée depuis l’éclatement du scandale des violences sexuelles dans le périscolaire parisien.

Le signalement d’une fillette de six ans, en janvier 2024, a marqué le point de départ de l’affaire. La Brigade de protection des mineurs a ensuite permis d’établir l’identité de neuf victimes.

Anne Hidalgo, maire de Paris, a comparu le même jour devant la commission d’enquête sénatoriale sur la prévention et le traitement des violences dans ce secteur. Elle a parlé d’« échec collectif » des institutions, en citant la police, la justice, l’Éducation nationale et la mairie de Paris. L’élue a déploré des « dysfonctionnements » ainsi qu’un défaut de coopération entre ces acteurs, tout en écartant l’idée d’en porter seule la responsabilité.

Plus de 200 enquêtes pénales demeurent ouvertes dans les crèches et les écoles de la capitale.



Le Journal des Francais