Assises de Riom : une femme et son amant jugés pour assassinat

Lundi, la cour d’assises de Riom (Puy-de-Dôme) a commencé à examiner l’affaire. Comparaissent une cheffe d’entreprise de 44 ans et son amant, commercial de 43 ans, poursuivis pour assassinat et empoisonnement. Tous deux placés en détention provisoire, ils risquent la réclusion criminelle à perpétuité. Les audiences sont prévues jusqu’à vendredi.

Après le tirage au sort du jury, l’avocat de l’accusée a sollicité que sa cliente — qui affirme être innocente — se constitue partie civile. L’avocate des parties civiles s’y est opposée. La cour tranchera plus tard.

Dans la matinée du 29 juillet 2022, le corps d’un responsable commercial de 47 ans a été découvert dans sa villa de Riom, au milieu d’une mare de sang. Inquiet de ne pas voir la victime, son employeur a prévenu sa compagne, qui a repéré des traces sanguines dans l’entrée, puis a alerté le voisinage. Elle a aussitôt reconnu l’existence d’un amant et indiqué avoir passé la nuit à ses côtés. Elle a évoqué des tensions avec son compagnon, qu’elle soupçonnait d’infidélité — soupçons que l’enquête n’a pas confirmés.

Ensemble, le couple dirigeait une société qui gérait, entre autres, un parc de jeux pour enfants et un immeuble situé à Vichy (Allier). Commerciale en agence de voyages, la femme figurait comme légataire universelle de la totalité de leurs biens.

Deux jours avant le drame, des échanges de messages avec l’amant ont été relevés, parmi lesquels « demain soir, c’est mort », « le principe, c’est que personne ne le cherche » et « jeudi, c’est parfait ».

Âgé de 39 ans à l’époque, l’amant a reconnu être l’auteur du meurtre. Il a ensuite concédé que sa maîtresse était présente et avait elle aussi frappé. D’après lui, il s’agissait d’une expédition punitive ; la victime s’est défendue. Après plusieurs coups violents, elle a été étranglée au sol à l’aide d’un démonte-pneu. Pour faire croire à un cambriolage, la maison a été mise sens dessus dessous et des bijoux ont été emportés.

Les accusés répondent aussi d’une tentative d’empoisonnement survenue quelques semaines auparavant.



Le Journal des Francais