61 % des Français jugent leur pouvoir d’achat « mauvais », dont 10,9 % « très mauvais », selon un sondage Appinio réalisé du 26 au 29 août 2026 auprès de 1 000 personnes âgées de 18 à 65 ans. En 2022, cette part s’élevait à 38 %.
Le sentiment est notamment lié au conflit entre l’Iran et les États-Unis, survenu fin février 2026, et à la hausse des prix des carburants. 87,4 % des répondants estiment le coût de la vie trop élevé, contre 82,3 % en 2025. 86,1 % jugent les produits alimentaires plus chers (81,5 % un an plus tôt). 67,5 % disent avoir du mal à épargner (64,5 % en 2025) et 56 % finissent le mois difficilement, contre 52,3 % l’année précédente.
Les arbitrages portent sur la viande, les produits laitiers, les fruits et légumes — hors alimentation animale — ainsi que sur les voyages, les sorties et l’aménagement du logement. Les consommateurs se tournent vers les enseignes à bas prix et des marques moins chères, réduisent le gaspillage, mais n’acceptent pas de diminuer les quantités ni la qualité, et recourent peu à la seconde main.
« Les Français semblent désormais avoir intégré durablement la contrainte de pouvoir d’achat. Ils ne consomment pas nécessairement moins, mais chaque dépense est davantage questionnée, comparée, optimisée », indique Jean‑Yves Laffon, directeur général d’Appinio. 49 % des personnes interrogées prêtent attention aux retombées de leurs achats sur l’économie et 46 % sur la planète.
D’après l’Observatoire Cetelem, au début de 2026 le moral des Français s’établit à 4,7 sur 10, contre une moyenne européenne supérieure à 5. 41,8 % des sondés pensent que le futur président de la République améliorera le pouvoir d’achat. 82 % jugent cet enjeu « très important » voire « déterminant » pour leur vote aux élections présidentielles de 2027.
Michel‑Édouard Leclerc, d’E. Leclerc, évoque un « sentiment de déclassement grandissant », avec plus d’un million de personnes passées sous le seuil de pauvreté depuis 2020. Thierry Cotillard, des Mousquetaires, appelle à restaurer la confiance au‑delà de la seule inflation.
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