Laval : la préfète met en garde après des violences urbaines

Après les violences urbaines de la nuit du vendredi 11 au samedi 12 septembre dans un quartier populaire de Laval, la préfète de la Mayenne, Nadège Baptista, a déclaré sur X que « la mobilisation rapide des forces de l’ordre et des sapeurs-pompiers a permis de protéger les bâtiments et de limiter les dégâts, qui ne doivent pas se reproduire, ni cette nuit, ni les prochains jours ».

Le président du Conseil départemental, Olivier Richefou, a déploré qu’un groupe d’individus se soit notamment attaqué à la Maison du département à l’aide de tirs de mortiers, provoquant d’importants dégâts matériels. « S’en prendre à ce lieu, c’est s’en prendre à un service public de proximité qui accompagne chaque jour les familles, les enfants et les publics les plus fragiles », a-t-il indiqué.

Les faits avaient commencé par un feu de poubelle. Sapeurs-pompiers puis policiers ont été confrontés à une cinquantaine d’individus et ont essuyé des tirs de mortiers. Plusieurs véhicules ont été brûlés ; des départs de feu ont touché la façade d’un magasin Conforama et la Maison du département. Les troubles se sont achevés vers 3 h 15. Il n’y a eu ni blessé ni interpellation.

Le parquet de Laval a ouvert samedi une enquête, confiée au commissariat, pour attroupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens, destruction du bien d’autrui par incendie, et violence avec guet-apens et usage d’une arme sur une personne dépositaire de l’autorité publique. Ces faits sont passibles de peines allant jusqu’à dix ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende. Des renforts de police du Mans et d’Angers, ainsi que des pompiers d’autres départements, ont été déployés.

Dans la nuit du samedi 12 au dimanche 13 septembre, le quartier est resté calme grâce à un important dispositif policier.



Le Journal des Francais