Budget 2027 : pas de gel du barème de l’impôt sur le revenu

Dimanche sur BFMTV, Maud Brégeon, porte-parole du gouvernement, a confirmé que le budget 2027 prévoira une indexation du barème de l’impôt sur le revenu sur l’inflation « complète, pas en partie ». « Il est hors de question de geler ce qu’on appelle le barème », a-t-elle insisté, relevant qu’un gel se traduirait « mécaniquement [par] une hausse d’impôts pour l’ensemble des Français ».

À l’en croire, renoncer à ce gel ouvrirait même la voie à « une petite baisse d’impôt parce que vous augmentez légèrement l’ensemble des tranches sur la base de l’inflation ». Le coût de cette orientation n’a pas été chiffré. Sébastien Lecornu, Premier ministre, a de son côté garanti qu’il n’y aurait « pas d’impôt nouveau » dans ce budget.

Quelque 30 milliards d’euros d’économies restent à trouver pour freiner le déficit comme la dette de l’État. Une piste retient notamment une participation des retraités, chiffrée à 6 milliards d’euros. Mme Brégeon a néanmoins assuré : « Les retraités ne porteront pas l’effort central de ce budget », « aucun retraité ne verra évidemment sa pension diminuer » et « les retraités les plus modestes seront évidemment principalement préservés ».

Vendredi, David Amiel, ministre des Comptes publics, avait jugé qu’il faudrait trancher entre l’indexation des pensions sur l’inflation et la conservation de l’abattement fiscal de 10 % dont profitent les retraités. La porte-parole a indiqué que, face aux députés appelés à examiner le texte dès octobre, « on va se poser la question de la répartition de l’effort ».

Sur d’éventuels échanges avec le Rassemblement national, elle a déclaré l’exécutif « ouvert à discuter avec tous les parlementaires », sans volonté de « trier les élus ». Les « négociations de couloir » ont été écartées au profit d’« une discussion démocratique au Parlement », après laquelle « on verra qui vote quoi ».

Marine Le Pen, qui dirige les députés RN, s’est dite samedi favorable à ce qu’un budget, fût-il « imparfait », soit voté cet automne, tout en rappelant ses lignes rouges.



Le Journal des Francais