Les sapeurs-pompiers ont entamé le 8 septembre un mouvement de grève. Huit syndicats appellent à une mobilisation nationale jusqu’au 20 octobre au minimum pour obtenir des moyens financiers, humains et matériels supplémentaires. L’action intervient après un été marqué par les incendies.
Laurent Guilloteau, représentant CGT des services départementaux d’incendie et de secours (SDIS), estime que le système « ne peut plus continuer ainsi ».
Entre 78 et 80 % des effectifs sont des volontaires, soit plus de 200 000 personnes. Le nombre d’interventions a augmenté de 35 % en vingt ans. Le temps moyen d’arrivée des secours a progressé de 20 % entre 2013 et 2025.
Les syndicats réclament l’embauche de 21 000 pompiers professionnels. Ce chiffre provient d’un rapport de l’Inspection générale de l’administration de 2025.
Tom Burggraeve, secrétaire général adjoint du Syndicat national des sapeurs-pompiers volontaires (SNSPV), dénonce la sursollicitation des volontaires et leur invisibilisation.
Pauline Born, maîtresse de conférences à l’université de Rouen-Normandie, évoque un « modèle qui arrive à un tournant » face au changement climatique et au vieillissement de la population.


